En orthopédie, l’infirmier est amené à réaliser des soins concernant divers actes chirurgicaux. D’une part, des soins propres à toute intervention chirurgicale et d’autre part des soins plus spécifiques à l’opération pratiquée.
Les soins infirmiers pour toute chirurgie
Soins préopératoires et soins postopératoires, avant et après toute prise en charge d’un acte de chirurgie, des surveillances et des soins « généraux » s’imposent. C’est-à-dire qu’ils sont systématiques pour toute chirurgie : surveillances des constantes au retour du bloc opératoire par exemple.
D’autres actes sont propres à chaque opération, selon le type d’anesthésie, la localisation de la chirurgie etc.
Les soins infirmiers en chirurgie orthopédique
Education du patient
Dans cet univers, une part importante du rôle infirmier concerne l’éducation du patient. En effet, en fonction de la localisation de l’intervention, des mouvements à faire ou à ne pas faire conditionnent la guérison du patient. Après la pose d’une prothèse totale de hanche par exemple, le patient ne doit pas s’asseoir trop bas. D’ailleurs, l’équipe de soins veille à ce qu’à son retour du bloc opératoire, le patient dispose du matériel adéquat, comme un rehausseur posé sur les WC. Ce dernier permet une assise avec un angle de 90° au niveau de l’articulation opérée, qui est à ne surtout pas dépasser au risque de luxer la prothèse. Dans ce cas, une opération pourrait s’imposer à nouveau, on parle alors de reprise de PTH.
Soins techniques
Mis à part l’éducation, il y a évidemment des soins spécifiques à chaque opération. Certains se font sur prescription du chirurgien orthopédique :
- Réalisation des pansements
- Administration de traitements (antalgiques, anticoagulants et autres au cas par cas)… Lors de ces soins, l’infirmier assure l’éducation du patient
D’autres font partie du rôle propre de l’infirmier, c’est-à-dire ce qu’il met en place par lui-même :
- Surveillance pluriquotidienne afin d’éviter ou de détecter immédiatement la survenue de complications (risque infectieux, risque hémorragique, risque thromboembolique…)
- Evaluation de la douleur