Les neuroleptiques provoquent divers effets secondaires, dont certains sont de vraies urgences.
Le syndrome malin
Cet effet secondaire induit par la prise de neuroleptique est urgence puisqu’il peut engager le pronostic vital. Le syndrome malin apparaît aussi bien en début de traitement neuroleptique, que lors d’un changement de médicament ou au cours d’un traitement. Il se manifeste par :
– hyperthermie (> 38 °C)
-raideur du corps précédée de tremblements ou de crampes
– pâleur
– stupeur/mutisme
– sueurs froides
– agitation
– augmentation des CPK liées aux perturbations musculaires
– tachycardie
– hypotension
– tachypnée
L’antidote du syndrome malin est le Dantrolène (Dantrium®).
Prise de poids
-> veiller à une alimentation équilibrée et peser une fois par mois
Photosensibilité
Cet effet secondaire provoqué par la prise de neuroleptiques est une hypersensibilité au soleil
-> ne pas s’exposer, en cas de sortie mettre des vêtements longs, des lunettes et un chapeau, de la crème solaire
Syndrome extrapyramidal
Ce syndrome se traduit par des tremblements, une hypertonie, des dyskinésies
-> si besoin, organiser la consultation d’un kinésithérapeute
-> administrer des anticholinergiques
Hypotension et troubles du rythme
-> prise des constantes hebdomadaires ou plus en cas d’instabilité
-> limiter les autres facteurs de risque cardiovasculaires
-> consultations chez un spécialiste et examens complémentaires si besoin
Constipation
-> administrer des traitements laxatifs si besoin
-> veiller à une alimentation équilibrée, à une bonne hydratation
-> promouvoir l’activité physique qui encourage le péristaltisme !
Sécheresse buccale
> administrer des traitements correcteurs comme le Sulfarlem qui réduit la sécheresse buccale
Rétention d’urine
-> surveiller ou être à l’écoute de tout problème relatif à l’émission de l’urine
-> administrer des traitements pour contrer ces effets secondaires, selon prescription
Dysménorrhées
Il n’est pas rare que des femmes manifestent des règles irrégulières ou d’autres changements concernant leurs menstruations.
Baisse de libido
Elle peut être contrer par un traitement, en sachant que la patient schizophrène prennent déjà des traitements assez lourds. Mais je suis sûre que ces messieurs ne seraient pas contre une pilule en plus par moment 😉