DID : diabète insulino dépendant = Type 1 = Diabète sucré


Le diabète insulino-dépendant, comme son nom l'indique, implique que le patient ait besoin d'injections d'insuline pour stabiliser au mieux sa glycémie, contrairement au diabète DNID.

Comprendre les mécanismes du DID

Par définition, le DID signifie que le patient a besoin d'un apport d'insuline supplémentaire à ce que son corps peut naturellement sécréter.


Sans cet apport, le sucre ne pénètre pas dans l'organisme mais reste dans le sang (hyperglycémie). Cette forme de diabète apparaît généralement à un âge jeune, voire même dès l'enfance. Si l'alimentation doit être équilibrée et pauvre en sucre, cette rigueur ne suffit pas à équilibrer le taux de glycémie, contrairement au DNID, qui peut dans un premier temps, s'équilibrer par l'alimentation, même si un traitement per os sera tôt ou tard nécessaire.

Pourquoi le Diabète de type 1 apparaît-il?

Normalement, le pancréas sécrète de l'insuline de façon naturelle et selon les besoins du corps. L'insuline permet au sucre de passer à l'intérieur des cellules (et donc de na pas rester dans le sang, ce qui provoquerait une hyperglycémie). L'insuline est en quelques sortes la clé qui ouvre la porte des cellules :-)

Maladie auto-immune (créée par le corps lui-même), le Diabète Insulino Dépendant est dû à la destruction (auto-immune) des cellules qui sécrètent l'insuline, nommées cellules B. Les scientifiques estiment que c'est une prédisposition génétique qui créerait un terrain favorable à l'apparition du diabète, mais son déclenchement est provoqué par des facteurs pouvant être un stress, mais aussi par des facteurs déclencheurs environnementaux : les causes précises de la survenue du DID sont difficiles à identifier, encore à ce jour.

Le DID a donc besoin d'injections d'insuline, selon prescription médicale. Certains patients optent pour la pompe à insuline, qui diminue considérablement le nombre d'injections (le patient doit se piquer uniquement lors du changement de la pompe insuline).

Diagnostic

Plusieurs examens sont réalisés afin de poser le diagnostic de diabète insulino dépendant, suite à la prescription d'une prise de sang ou d'une glycémie capillaire, par le médecin traitant ou autre médecin consulté :
  • glycémie à jeun positive si supérieure à 1,26g/l
  • glycémie à tout moment de la journée positive si supérieure à 2g/l
Si ces premiers tests sont positifs, le médecin prescrit des examens approfondis afin d'évaluer la gravité du diabète et de proposer un traitement adapté. On mesure donc grâce à une prise de sang, l'hBA1C : permet d'analyser l'hémoglobine glyquée (résultat glycémique sur les 3 derniers mois).

Symptômes

Les symptômes du diabète insulino dépendant peuvent être :
  • hypoglycémies
  • perte importante de poids (pas systématique) malgré un bon appétit
  • mictions fréquentes et abondantes
  • soif anormale
  • fatigue générale intense
  • nausées/ vomissements
  • perte d'appétit
  • troubles de la vue
  • haleine de pomme ou odeur fruité, également des urines à odeur fruitées (provoqués par la production de corps cétoniques)

Traitements

C'est principalement l'insuline qui permet de réguler la glycémie. Le plus souvent, l'insuline est administré par injection sous-cutanée mais il est aussi possible de poser une pompe à insuline dans les cas les plus difficiles à stabiliser. Mais l'hygiène de vie et l'alimentation joue un rôle crucial voire même prépondérant. (voir plus bas notre paragraphe "activité physique", "Règles hygiénodiététiques").

Injections d'insuline avec stylos d'insuline

C'est le traitement le plus utilisé poru les diabétiques insulino dépendants. Ils disposent d'un stylo injectable, avec une molette de réglage pour préciser le nombre d'unités à injecter. En effet, le dosage de l'insuline se fait en Unités Internationales (UI). Par exemple : 20UI matin et midi et soir. C'est stylos d'insuline existent pour l'insuline rapide (qui fait baisser la glycémie rapidement) et l'insuline lente (qui évite les pics hyperglycémiques dans les prochaines heures).

Techniques injections insuline

  • Régler la dose d'insuline prescrite par le médecin ou selon protocole
  • Vérifier la glycémie en réalisant une glycémie capillaire. En fonction du résultat, on règlera le stylo à insuline ou on prélèvera un certains nombres d'unité dans une ampoule d'insuline.
  • Choisir le site d'injection : on doit être en sous-cutané, donc on choisit la face externe du bras, comme pour les vaccins, ou le dessus de la cuisse, ou le ventre, à 5/10 cm à gauche ou à droite du nombril. Comme pour toute injection sous-cutanée, on doit faire un pli cutané.
  • Aseptiser le site d'injection avec de l'alcool et une compresse non stérile
  • Faire pénétrer l'aiguille du stylo, à fond, en maintenant le pli cutané et appuyer sur le bouton permettant l'injection du produit
  • Bien noter les résultats glycémiques et les doses injectées à chaque fois, afin de permettre à quiconque de savoir comment agir en cas de malaise ultérieur

Injections d'insuline avec seringue + ampoule

Les infirmiers sont amenés à utiliser des ampoules d'insuline rapide en cas de fort pic glycémique chez un patient qui bénéficie d'une prescription médicale. Le plus souvent, on dispose d'un protocole spécifiant qu'au-delà de tel résultat de glycémie, on doit injecter un certain nombre d'UI d'insuline rapide. Si le patient n'a pas de stylos d'Actrapid par exemple, on utilise une ampoule d'insuline rapide. Cela se fait notamment en EHPAD.

Pose de pompe à insuline et utilisation

Placée près de la zone ombilicale, la pompe à insuline fonctionne sur le même principe, c'est-à-dire :
  • une aiguille en sous-cutané, reliée à la pompe par le biais d'une tubulure très fine
  • une pompe à insuline : c'est un appareil électronique sur lequel on règle un débit, de manière à ce que le patient soit toujours stabilisé, en théorie. En pratique, cela ne permet pas toujours une glycémie stable.
L'infirmière réalise rarement ce soin, c'est souvent le patient lui-même qui gère, avec une consultation régulière chez un spécialiste qui vérifie que tout va bien.

Pour tout soin infirmier, appliquez les règles essentielles à savoir :

  • - Vérifier la prescription médicale, l'identité du patient, les contre-indications éventuelles
  • - L'intégrité du matériel, sa date de péremption
  • - Les règles d'hygiène élémentaires (lavage des mains, ports des gants, asepsie...)
  • - Lisez les transmissions avant le soin et faites vos transmissions après.

  • Partage, sois pas radin !